Doris

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Doris

Doris mars13-00026w.jpgDoris Ittig est une comédienne romande née en 1958 à la Chaux-de-Fonds. Mère de deux enfants et grand-mère depuis avril 2013.

Elle obtient son diplôme de comédienne après avoir étudié à l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique de Genève de 1980 à 1983.

Doris a joué depuis les années 80 dans une soixantaine de spectacles, sous la direction de nombreux metteurs en scène, dans la plupart des théâtres de Suisse romande et lors de tournées en France.

Elle a aussi prêté sa voix et sa vie quotidienne à Betty, personnage qu’elle a incarné sur les ondes de la Radio suisse romande puis sur scène. En 2004, elle rejoint l’équipe de Bergamote.

Complice de Claude-Inga Barbey, (jusqu’à partager la même petite-fille) Doris participe à toutes ses dernières créations, aussi bien aux Marionnettes de Genève que dans l’adaptation à la scène de son roman « Les petits arrangements », ou encore dans des saynètes audio-visuelles diffusées sur le site des « quotidiennes » et « Merci pour tout » ; sans oublier « Laverie Paradis », le prochain spectacle de leur tournée 2013-2014 .

Extraits de son autoportrait :

« Quand j’étais petite, j’étais timide. Je le suis toujours, mais ça se voit moins.

A 10 ans, lorsqu’on m’a annoncé la mort de mon père, j’ai fait semblant de ne pas le croire. Plus tard, assise ma chambre, j’écoutais en boucle Léo Ferré face au miroir, c’était « Il n’y a plus rien » et j’aimais cette nostalgie. J’aime encore la nostalgie.

Mon premier amour, je l’ai rencontré à un arrêt de bus. Mon premier baiser m’a fait trembler si fort qu’il me demandait pourquoi j’avais froid, alors que je n’avais que peur !

Je rêvais d’aller garder les vaches et quand je les ai gardées, j’ai trouvé ça chiant !

Je n’ai jamais su être ce qu’on a envie que je sois.

Je ne me suis jamais droguée. Je voulais être originale, j’y suis arrivée, à ne pas me droguer, pas être originale.

J’allais acheter le pain, il était entouré d’un papier de soie tout fin, moi je mangeais le papier, ma mère n’a jamais compris pourquoi je ramenais toujours le pain sans son emballage. Je n’ai jamais osé lui dire que je le mangeais, manger du papier, ça ne se fait pas !

Quand j’ai accouché la première fois, j’ai eu peur ! Je me disais ça, il n’y a personne qui peut le faire à ma place. C’était la seule fois où c’était vraiment vrai, que personne ne pouvait le faire à ma place. 

C’était comme mourir, mais mourir d’amour… »